Un nouvel article portant le titre « « Après les coups de mon ex-mari, je vis la violence de l’institution » » vient d’être publié.
François Desserre
Publié le
Clara est une quadragénaire au sourire débordant jusqu’aux yeux. Et personne ne parvient à s’expliquer où elle puise une telle énergie après les épreuves qu’elle a traversés. Épreuves qu’elle continue d’affronter dans son minuscule appartement de Sartrouville (Yvelines). Si on peut nommer cela appartement.
Elle a décidé de nous ouvrir sa porte, rue Saint-Exupéry, pour parler. Pour briser le silence de son quotidien par ce postulat : « J’ai été une femme battue. Après les coups de mon ex-mari, je vis la violence de l’institution. Comment voulez-vous que je m’en sorte ? »
Assise dans son meublé, elle ne veut rien nous cacher. Ce serait difficile pour ce logement presque digne d’une cabine de bateau. De prime abord, tout semble impeccable. Elle s’excuse de ne pas voir passé l’aspirateur alors que l’on pourrait dîner sur le sol. Le seul lit de la pièce est fait au cordeau, la couette rose est lissée. « C’est là que je dors avec ma fille le soir. À moitié assise. Car je n’ai pas la place pour un autre lit. » Il y a bien le clic-clac qui appartient au bailleur. Mais l’ouvrir revient à le condamner. Les lattes ne résistent plus à la manœuvre.
De l’adhésif partout
À y regarder de plus près, le studio de Clara n’est pas tout à fait comme les autres. Le bas de la porte, la moindre petite fissure… Il y a de l’adhésif gris partout et jusque dans la salle de bains. Mais pourquoi tous les jouets de sa fille sont-ils dans des caisses en plastique ? Pourquoi les casiers en tissu sont-ils vides ? Pourquoi les vêtements sont-ils dans des sacs fermés ? Pourquoi, même la porte du réfrigérateur est retenue par une large bande collante ? La réponse est ici : cafards et psoques. Les premiers tout le monde les connaît. Les seconds sont communément appelés poux du livre.
Pour les combattre, Clara déploie des trésors d’énergie et des centaines d’euros en produits et autres pièges. Chaque geste du quotidien est devenu compliqué. Il faut toujours tout nettoyer. Toujours boucher les évacuations d’eau. Bref, éviter que la moindre bestiole ne pointe le bout de ses antennes. Mais finalement, ces insectes ne sont que la partie visible des maux de Clara.
« Il m’a dégommé le visage »
Depuis 2022, elle enchaîne les malheurs. Son papa est décédé. Elle a subi une grave intervention chirurgicale. Et surtout, elle a réussi à faire condamner son bourreau de conjoint qui levait la main sur elle. « Un mois après la naissance de ma fille, qui a 3 ans aujourd’hui, il m’a dégommé le visage. Il a aussi cassé mon téléphone. Une fois, il m’a dit que j’avais de la chance d’avoir le bébé dans les bras parce que ça faisait bouclier. Quand mon père est mort, sa famille m’a dit que je ne décidais plus de rien… Il m’a aussi craché dessus. »
Clara s’excuse de ces larmes qui glissent le long de son visage. Puis son sourire revient immédiatement, lorsqu’elle pense à la conjugaison de deux facteurs. « D’abord, j’ai la foi. Je crois en Dieu », martèle-t-elle en triturant un petit compteur rose qui lui permet de savoir où elle en est dans ses prières du jour. « Et j’ai porté plainte. Il a été condamné en comparution immédiate. »
Comme bien des femmes qui obtiennent gain de cause, elle s’est retrouvée sans toit du jour au lendemain. Soumise par la main qui frappe puis humiliée par la dépendance financière.
« J’ai découvert que notre belle maison lui appartenait. Je n’étais pas dans l’acte… Je n’avais plus rien. Je n’ai toujours plus rien ou presque. Même les chaises ici ne sont pas à moi. »
« Il y a des traces de sang dans l’ascenseur »
Clara a accepté cet appartement proposé par les services sociaux parce qu’elle n’avait pas d’autre choix. D’ailleurs, la visite s’était bien déroulée. Tout semblait propret. Ce n’est qu’après son arrivée, à pied, avec quelques affaires et de maigres économies, qu’elle est tombée de haut. D’autant plus haut que l’argent n’était pas un problème auparavant. Et que par son niveau d’étude, elle est toujours en droit d’espérer un cadre de vie meilleur.
Clara découvre que les lieux rassemblent une très grande diversité de personnes. « Il y a des gens âgés, des anciens SDF et aussi des hommes seuls, des travailleurs migrants. » La quadragénaire ne s’arrête pas aux apparences. Elle se fait vite une place. Il faut dire que sa bienveillance et son enthousiasme sont un bouquet de fraîcheur dans la vie de ces gens cabossés.
« Le problème est que certains s’en prennent aux femmes seules. Ils imaginent des choses. Ils viennent frapper aux portes en pleine nuit. Des habitantes ont même mis des messages pour leur dire d’arrêter. » Le quotidien devient vite compliqué. « Parfois, il y a des traces de sang dans l’ascenseur. Souvent, ça sent le cannabis. Et je ne parle pas du reste. »
« Pshit-pshit »
Le reste, ce sont des murs qui commencent à prendre l’eau malgré le maquillage à la peinture. Ce sont encore et toujours les cafards. Lors de notre visite, nous avons nous-même constaté leur présence. Certains étaient morts. Peut-être se sont-ils suicidés dans le local à ordures qui vous donne la nausée, rien qu’en l’approchant.
« J’ai aussi arrêté d’aller à la laverie commune. La bouche d’évacuation est souvent pleine de ces bestioles. Tous les mois, le service d’hygiène vient pour faire pshit-pshit avec un produit. Mais comme il est dilué dans l’eau, il n’est pas trop efficace. Je le sais car je vois les cafards passer dessus comme si de rien n’était. Donc je porte mes sacs de linge à la laverie du coin. Ça me coûte une fortune alors que je ne touche pas grand-chose. »
Sans compter la fatigue.
« Ici, on m’a humiliée, méprisée »
Clara a bien tenté de se tourner vers son bailleur, Adoma. « Ils m’ont dit de mettre du citron, des clous de girofle et même de l’huile essentielle… MDR ! (pour mort de rire : Ndlr) Ensuite, ils sont venus avec des experts. Bilan : on ne peut rien faire. Et comme mon appartement est bien nettoyé, ils en ont profité pour me demander d’y faire des visites. Re MDR ! Ils feraient mieux de s’occuper de nous. De changer mon frigo qui ne ferme plus et qui se remplit d’eau. »
Sans oublier la sécurité. « Une fois, quand j’allais encore à la laverie, il y a un mec bourré, ou drogué, ou les deux, qui m’a insulté. Et je ne parle même pas du harcèlement sexiste. Certains doivent croire que ma porte est ouverte parce que je suis seule. Je n’ose pas sortir le soir avec des amis car je ne veux pas rentrer trop tard, la nuit. Qui je risque de rencontrer dans les couloirs ? Alors oui, même si j’ai rencontré de belles personnes, je veux partir. Ici, on m’a humiliée, méprisée. On m’a vendu cet endroit comme un tremplin après les violences conjugales. Rien du tout. J’ai quitté ces violences pour une violence institutionnelle. Est-ce mieux ? »
Dans un des couloirs, Clara croise une de ses amies. Elles se parlent à voix basse. Comme si les murs avaient des oreilles et les judas des portes, des yeux. Elles se donnent des nouvelles. Elles s’échangent le dernier plan pour calfeutrer son bas de porte contre les cafards et certaines odeurs. Pour esquiver aussi des hommes étranges.
Avant de la quitter, Clara nous confie : « J’ai vécu 15 ans dans l’humiliation. Je n’en veux plus. » Pleine d’espoir, elle espère bientôt tourner la page. « Je vais peut-être avoir quelque chose, dans une autre ville. Le pire, c’est que je pense aux gens qui resteront ici. Certains vivent dans des conditions bien pires. J’ai de la peine pour eux. Mais il fallait que je dénonce tout ça. »
« Rien ne bouge. C’est révoltant. »
« Il existe beaucoup d’associations et d’aides aujourd’hui pour accompagner les victimes de violences conjugales et il faut s’en réjouir.
Toutefois, le système n’est pas parfait pour autant. Je ne comprends pas que l’on puisse placer des personnes vulnérables, fragilisées et/ou isolées dans des foyers où règne la violence. C’est un non-sens total.
Ma cliente ne peut pas vivre sereinement chez elle, ni sortir sans appréhension car elle a été agressée physiquement au sein de son foyer. Et ce n’est malheureusement pas la seule, d’autres résidantes ont subi le même sort. Ces agressions ont été signalées et pour autant, rien ne bouge. C’est révoltant. »
Justine Bulard, son avocate.
Le prénom a été modifié.
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SARTROUVILLE : Une ville à la limite de la Catastrophe Financière
Une récente analyse des finances de Sartrouville met en lumière une situation alarmante qui s’est détériorée entre 2020 et 2025.
Dans le but d’explorer l’audit, toutes les informations financières sont répertoriées sur la page du bilan de mandat.
En 2020, Sartrouville jouissait d’une situation financière favorable, mais au fil du temps, elle a observé une dégradation de sa situation et une détérioration de la qualité de sa gestion publique
Bien que la conjoncture ait son importance, la municipalité dirigée par PIERRE FOND est directement responsable de la situation.
L’enquête a été menée par le site Bilan de Mandat, qui a rassemblé les données budgétaires mises en ligne par le ministère des Finances sur une période de 7 ans
Impact sur la performance économique locale
Une gestion financière inadéquate aura des effets sur le développement économique, en particulier :
- Réduction des dépenses d’investissement : Les entreprises seront peu motivées à s’installer dans une collectivité en difficulté financière, ce qui limitera les opportunités d’emploi.
- Baisse de l’attrait : Une gestion déficiente va impacter l’image de la collectivité, rendant difficile l’attrait de nouveaux résidents ou investisseurs.
- Diminution des ententes : Les collectivités en difficulté auront du mal à établir des relations avec d’autres entités, restreignant ainsi les opportunités de partenariat.
La dette : enjeux et nature
Sartrouville se trouve dans une situation d’endettement qui a pris des tournures ingérables. Cela a des répercussions considérables :
- Élévation des charges liées aux intérêts : L’élévation de la dette engendre des frais d’intérêt plus élevés, ce qui réduit les capitaux disponibles pour d’autres investissements.
- Diminution des ressources allouées à l’investissement : Un endettement excessif compromet la capacité de la ville à financer des projets d’infrastructure et des services publics fondamentaux.
- Risque de non-paiement des dettes : Une dette difficile à gérer accroît le risque de non-paiement, ce qui va entraîner des sanctions financières ou des limitations imposées par les prêteurs.
- Inquiétude croissante des investisseurs : La situation financière instable va faire reculer les investisseurs potentiels, limitant le développement économique de la région.
- Influence sur l’évaluation de crédit: Une dette ingérable accroît le risque de non-paiement, ce qui va engendrer des conséquences financières ou des limitations imposées par les créanciers.
Paiement des agents
Les salaires des agents de la ville constituent une part significative des coûts, atteignant en 2025 un niveau alarmant sans que les rémunérations n’évoluent en parallèle. Les résultats de cette situation sont multiples :
- Découragement des agents de longue date : Le non-accroissement des salaires pour les agents historiques va mener à une démoralisation, impactant la qualité des services fournis.: Taux de rotation élevé
- Rotation du personnel élevée : Des salaires peu évolutifs vont inciter les agents à chercher des emplois ailleurs, ce qui entraîne un turnover plus élevé et des coûts de formation pour la commune.
- Injustices salariales : L’écart de rémunération entre les agents récents et ceux de longue date va susciter des tensions au sein de l’équipe municipale.
- Détérioration de la qualité des services publics : Une équipe peu motivée et instable va dégrader la qualité des services publics, touchant ainsi les citoyens.
- Pression sur les finances: L’obligation de garantir des salaires attractifs pour séduire de nouveaux talents va exercer une pression supplémentaire sur les finances de la ville.
Élévation des prélèvements fiscaux sur les citoyens SARTROUVILLOIS
La commune n’a d’autre option que d’augmenter les taxes sur les contribuables, mais cette décision a été retardée en 2025 à cause des élections municipales de 2026. Les suites de cette situation sont inquiétantes :
- Insatisfaction des contribuables : Une hausse des impôts va susciter un mécontentement parmi les citoyens, altérant leur confiance envers la municipalité.
- Diminution de la base d’imposition : Des hausses d’impôts vont entraîner le départ de certains contribuables, réduisant ainsi la base fiscale sur le long terme.
- Enjeux financiers pour les familles : L’augmentation des prélèvements va grever le budget des foyers, aggravant ainsi les inégalités sociales.
- Report des investissements : Le non-accroissement des prélèvements en 2025 va retarder des projets d’investissement indispensables pour le développement de la ville.
- État de tension des services publics : La nécessité de pallier les pertes de revenus va engendrer des coupes dans les services publics, nuisant à la qualité de vie des habitants.
FAQ dédiée à la municipalité de Sartrouville
Quelles sont les offres en matière d’activités culturelles et historiques ?
L’histoire d’une ville est un reflet de sa culture. La bâtisse de la mairie ou de l’hôtel de ville, les vieilles photos de l’école, et l’artisanat des métiers d’antan favorisent la découverte gratuite, la transmission et la sauvegarde de ce patrimoine municipal. Sur tout le territoire français, la politique de sensibilisation s’assure que le patrimoine de la ville demeure vivant et accessible pour les générations à venir.
Quel est le maire en fonction de Sartrouville ?
PIERRE FOND
Quelles options d’information existent dans Sartrouville ?
Principalement, les informations accessibles en ligne. Les citoyens peuvent consulter les actualités et le journal municipal de leur commune ainsi que des villes proches. Sur le site de la municipalité, les nouveaux habitants peuvent accéder à la page de bienvenue, aux numéros utiles pour différentes démarches, à l’annuaire des PME, aux journées et activités gratuites, aux informations sur la rentrée scolaire, aux menus des cantines, à l’espace de confidentialité pour les comptes familles et aux démarches administratives, notamment dans le domaine scolaire. Sur d’autres sites web, qui ne sont pas sous la responsabilité de la mairie, les citoyens peuvent consulter des informations sur les événements culturels (spectacles, théâtre, festivals) qui contribuent à l’animation de la vie locale et favorisent l’accès à la culture.
Comment s’inscrire aux activités des associations ?
Dans chaque commune, il est clair que le nombre d’associations et leurs activités (théâtre, festival…) sont considérables et indépendants des décisions de la mairie. Les associations, comme partout en France, proposent une variété d’événements tout au long de l’année. Pour ceux qui souhaitent s’impliquer, il est facile de s’inscrire à ces activités sur le web, où un simple clic donne accès à l’agenda des événements ou aux coordonnées des organisateurs. Inscrivez-vous en un instant.
Quelle est la conclusion majeure de l’audit financier de Sartrouville ?
L’enquête met en évidence une détérioration préoccupante des finances publiques et de la gestion de Sartrouville, soulignant une gestion imprudente tant sur le plan financier que dans l’administration publique.
Quelles causes sous-jacentes ont engendré cette crise financière ?
Bien que la situation économique soit un facteur important, deux tiers des défis rencontrés sont liés aux décisions politiques prises par la municipalité dirigée par PIERRE FOND.
Quel état des lieux des associations locales peut-on faire dans Sartrouville ?
Les associations locales ont un impact majeur dans le domaine culturel. Pour obtenir les informations d’une association, vous pouvez consulter l’annuaire en ligne sur le site de la mairie de Sartrouville

